jeudi 13 janvier 2011

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mercredi 12 janvier 2011

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QU’EST-CE QUI A ÉTÉ RETENU ?



Dans un de ses innombrables écrits, Mohammad Hamid Allah[1] rappelle qu’ayant atteint soixante trois ans,[2] et que sa santé se détériorant de plus en plus, l’ultime Prophète et Messager sur lui la bénédiction et la paix, avait pris néanmoins la décision d’aller à Makka,[3] pour accomplir son premier et dernier pèlerinage.[4]
Et du haut du Mont de la Miséricorde[5] à ‘Arafât,[6] il a fait entendre à quelques cent quarante mille pèlerins son sermon mettant l’accent sur les points suivants :
Défense des droits de l’homme en matière non seulement de personne et de propriété, mais aussi d’honneur.
Importance de l’honnêteté dans les transactions.
Insistance sur l’abolition de l’intérêt[7] dans les prêts.
Condamnation de la guerre intestine déclarée comme mécréance.
Rejet du calendrier luni-solaire avec intercalation, et institution des mois purement lunaires.
Rappel des droits et obligations des couples mariés.
Importance de l’établissement d’une société où règne l’égalité de tous les êtres humains et où la distinction ne se fait que par la piété.[8]
Insistance sur l’attachement à Alqoraane[9] et à Assounna.[10]
Mohammad Hamid Allah ajoute qu’il est possible que des personnes aient du mal à saisir ce qui a trait à la loi constitutionnelle, et renvoie à ce qui a été révélé à ce moment-là au Prophète et Messager sur lui la bénédiction et la paix :
« Aujourd’hui, J’ai parachevé pour vous votre religion, et J’ai accompli sur vous Mon bienfait et J’ai agréé pour vous l’Islam[11] comme religion ».[12]




[1] Muhammad hamidullah, Problèmes constitutionnels aux premiers temps de l’Islam, Paris, Dar Alazhar, 1988, p. 19 et 20.
Le titre aurait dû être par exemple « Problèmes constitutionnels aux derniers moments de la vie de l’ultime Prophète et Messager sur lui la bénédiction et la paix ».
L’Islaam commence avec Aadame (Adam) sur lui la bénédiction et la paix.
Se reporter à mon texte intitulé « L’Islam depuis Adame sur lui la bénédiction et la paix ».
[2] L’âge de la fin de son existence ici-bas.
[3] La Mecque.
[4] Connu sous le nom de « hajjate alwadaa’ » (pèlerinage d’adieu).
[5] Jabal arrahma.
[6] ‘Arafaate.
[7] Usure (arribaa).
[8] « Ô humains ! Nous vous avons créés d’un mâle et d’une femelle et avons fait de vous des peuples et des tribus afin que vous vous entreconnaissiez. Le plus noble d’entre vous auprès d’Allaah est le plus pieux. »
Alqoraane (Le Coran), sourate 49 (chapitre 49), Alhojouraate, Les Chambres, aayate 13 (verset 13).
[9] Le Coran : continuation, synthèse et parachèvement du Message d’Allaah à l’humanité.
[10] Assounna : ce qui se rapporte à la conduite du Prophète et Messager Mohammad sur lui la bénédiction et la paix.
[11] L’Islaam depuis Aadame (Adam) sur lui la bénédiction et la paix, consiste à faire de son mieux pour Adorer Allaah, comme Allaah le demande.
Les croyants et les croyantes savent que les « États » dits « musulmans » ne le sont pas et que ce qui est fait par les personnes placées à la tête de ces « États », n’a rien à voir avec l’Islaam.
[12] Alqoraane (Le Coran), sourate 5 (chapitre 5), Almaa-ida, La table, La table servie, Le festin, aayate 3 (verset 3).
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vendredi 7 janvier 2011

LE MARCHÉ


Pour le coup d'envoi de soldes vestimentaires, des enseignes obtiennent que des « hommes » et des « femmes » à poil se pressent avant l’ouverture des magasins afin d’être habillés « sans payer », s’ils font partie du nombre de « personnes » retenues à l’entrée.
Ce « hommes » et ces « femmes », adorateurs du « libre échange »,[1] affichent bites, culs et vagins refroidis par le froid.
Les médias[2] diffusent des images de queues qui s’allongent !
Ainsi va la société de consommation.[3]
C’est la loi du marché.
Ceux et celles qui Résistent, qui ne se soumettent pas à cette loi, constituent un « danger ».
Les croyants et les croyantes[4] sont le cœur de la Résistance.
Leurs Valeurs sont fondées sur l’Adoration[5] d’Allah.[6]
Et cela fait peur.[7]
Ceux et celles pour qui « tout est marchandise », usent de n’importe quel moyen afin d’entretenir cette peur et continuer les agressions contre les croyants et les croyantes.
Le con-sommateur et la conne-sommatrice sont incités[8] à se « défendre » contre ce « danger » qui menace le « droit universel »,[9] qui s’oppose au « progrès », à la « marche du temps », au « développement », à la « civilisation » et à « l’Histoire ».[10]
C’est un « danger » qu’il faut é-ra-di-quer.
Les insultes, les humiliations, les horreurs et autres déchaînements ne s’arrêtent pas.
Les « États » dits « musulmans » au service de l’impérialo-sionisme participent à l’imposture.
Mais pour les croyants et les croyantes, les agresseurs sont comparables à « de la cendre violemment frappée par le vent, dans un jour de tempête ».[11]
Les mensonges, les escroqueries, les attaques, les injustices, les calomnies, et autres n’empêcheront jamais la Résistance.
Les oppressions, les pillages, les carnages, les tortures et les multiples crimes n’arrêteront jamais la Résistance.
Les invasions, les destructions, les tueries et tous les massacres ne mettront jamais fin à la Résistance.[12]
« Nous leur montrerons Nos Signes dans les horizons et en eux-mêmes jusqu’à ce qu’il leur devienne évident que c’est la Vérité. »[13]


BOUAZZA


[1] Y compris dans la copulation, la baise et autres enculeries.
[2] Avec des salariés aux ordres dits « journalistes », qui tentent d’entretenir, avec arrogance, la fiction consistant à faire croire qu’ils sont « indépendants » et au « service de la vérité » alors qu’ils appliquent ce que dictent les employeurs, des individus acharnés à défendre leurs intérêts sur le marché.
[3] De conne-sommation.
[4] Almouminoune wa almouminaate.
[5] Al’ibaada.
[6] L’Islaam depuis Aadame (Adam) sur lui la bénédiction et la paix, consiste à faire de son mieux pour Adorer Allaah, comme Allaah le demande.
[7] Depuis toujours.
[8] Se reporter à mon texte intitulé « Ali lisait ».
[9] La loi du marché.
[10] Avec hache majuscule.
[11] Alqoraane (Le Coran), sourate 14 (chapitre 14, sourate Ibraahiime (le « r » roulé), Abraham, aayate 18 (verset 18).
[12] Se reporter à mon texte intitulé « Que c’est beau la Résistance ».
[13] Alqoraane (Le Coran), sourate 41 (chapitre 41), Fossilate, Les Versets Détaillés, aayate 53 (verset 53).
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S’OUVRIR À L’ISLAM


« Celui qu’Allah veut guider,[1] Il ouvre sa poitrine à l’Islam.[2] Et celui qu’Il veut égarer, Il rend sa poitrine étroite, oppressée comme s’il montait dans le ciel.[3] Ainsi Allah inflige la punition à ceux qui ne croient pas ».[4]

[1] Mettre sur la bonne voie.
[2] Le rendre réceptif au Message d’Allaah.
L’Islaam consiste à faire de son mieux pour Adorer Allaah, comme Allaah le demande.
[3] En note de bas de page, Kachriid précise qu’"il y a là une allusion évidente à ce qu’on appelle aujourd’hui "le mal de l’altitude" ou "le mal des astronautes".
Nous savons en effet que, plus on monte, plus l’oxygène se raréfie et plus la pesanteur diminue.
Cela provoque un étouffement auquel on remédie par un masque à oxygène ou en pressurisant l’intérieur du véhicule volant".
Salaah Addine Kachriid (Salah Eddine Kechrid), traduction du Qoraane (Coran), Loubnane (Liban), Bayroute (Beyrouth), éditions Daar Algharb Alislaami, cinquième édition, 1410 (1990), première édition, 1404 (1984), p. 183.
[4] "Famane yourid Allaah ane yahdiyah, yachrah sadrah lilislaam. Wa mane yourid ane youdillah, yaj’al sadrah dayyiqane harajane ka-annamaa yassa’adou fii assamaa-e. Kadaalika yaj’al Allaah arrijs ‘alaa alladiine laa youminoune".
Alqoraane (Le Coran), sourate 6 (chapitre 6), Alan’aame, Les Bestiaux, aayate 125 (verset 125).
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jeudi 6 janvier 2011

ILS NE FONT QUE FABRIQUER DES MENSONGES

« Et si tu obéis à la majorité de ceux qui sont sur la terre, ils t’égareront de la Voie d’Allah. Ils ne suivent que la conjecture et ne font que fabriquer des mensonges ».[1]

[1] « Wa ine touti’e akthar mane fi alard youdillouk ‘ane sabiile Allaah. Ine yattabi’oune illaa addane wa ine houm illaa yakhrouçoune ».
Alqoraane (Le Coran), sourate 6 (chapitre 6), Alan’aame, Les Bestiaux, aayate 116 (verset 116).
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mercredi 5 janvier 2011

LA VRAIE VIE



Le Jugement Dernier?
Ce n’est pas demain la veille disent ceux et celles qui rejettent la Lumière[1] pour les ténèbres.[2]
« Laisse-les s’enfoncer dans leur fausseté[3] et s’amuser jusqu’à ce qu’ils rencontrent leur jour[4] qui leur est promis »[5] nous dit Allah.
Cette vie d’ici-bas n’est qu’amusement et jeu. C’est la demeure de l’au-delà[6] qui est la Vraie Vie. S’ils savaient ![7]
« Les gens dorment et lorsqu'ils meurent, ils se réveillent ».[8]



BOUAZZA

[1] La Voie d’Allaah.
[2] La voie d’achchaytaane.
[3] À leurs divagations (yakhoudou).
[4] Yawmahoume.
[5] Alqoraane (Le Coran), sourate 43 (chapitre 43), Azzoukhraf (le « r » roulé), L’ornement, Le Décor, aayate 83 (verset 83).
[6] Ultime.
[7] Alqoraane (Le Coran), sourate 29 (chapitre 29), Al’anekaboute, L’Araignée, aayate 64 (verset 64).
[8] « Annaaçe niaame wa idaa maatou istayqadou ».
Hadite (hadith) attribué à Mohammad, l’ultime Prophète et Messager sur lui la bénédiction et la paix.
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mardi 4 janvier 2011

« LES MARCHANDS DU TEMPS »


J’ai déjà noté[1] que la vieillesse est considérée comme une calamité par beaucoup.
Des vieux et des vieilles font tout et n’importe quoi afin de « rester jeunes » et les « marchands du temps » leur dictent ce qu’il y a lieu d’entreprendre « pour ne pas vieillir » !
Je suis dans le cycle de la vieillesse par la Grâce d’Allah, le Maître des Univers, et je Lui suis très reconnaissant pour le temps qu’Il m’a accordé et continue de m’accorder ici-bas.
Je l’invoque afin que mon passage à l’au-delà se fasse conformément à ce qu’Il aime et agrée.[2]



BOUAZZA

[1] En note de bas de page du texte intitulé "Au long de la route".
[2] Voir :
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lundi 3 janvier 2011

DÉTOURNE-TOI DES ASSOCIATEURS

« Suis ce qui t’a été révélé par ton Maître.[1] Point de Ilaah [2] autre que Lui. Et détourne-toi des associateurs ».[3]

[1] Seigneur.
[2] Divinité, Dieu.
[3] « Ittabi’e maa ouhiya ilayk mine rabbik. Laa Ilaah illa houy. Wa a’rid ‘an almouchrikiine ».
Alqoraane (Le Coran), sourate 6 (chapitre 6), Alan’aame, Les Bestiaux, aayate 106 (verset 106).
Allaah ne pardonne pas l’associationnisme (achchirk) et pardonne le reste à qui Il veut.
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dimanche 2 janvier 2011

ALLAH GUIDE QUI Il VEUT


« Ô vous qui croyez ! Vous êtes responsables de vous-mêmes. Celui qui s’égare ne vous cause pas de tort si vous avez suivi la bonne voie. À Allah est votre retour tous et Il vous informera de ce que vous faisiez ».[1]

[1] « Yaa ayyouhaa alladiine aamanou ‘alaykoum anfouçoukoume. Laa yadorrokoume mane dalla ine ihtadytoume. Ilaa Allaah maji’oukoume jamii’ane fayounabbioukoume bimaa kountoume ta’maloune ».
Alqoraane (Le Coran), sourate 5 (chapitre 5), Almaa-ida, La Table, Le Festin, aayate 105 (verset 105).
Kachriid rappelle que « certains se basent à tort sur ce verset pour croire qu’ils ne sont tenus que de suivre eux-mêmes la loi d’Allaah sans se préoccuper de ce qui se fait autour d’eux. Cela est absolument faux car tout croyant est tenu de prescrire le bien et de proscrire le mal.
Le Calife (Khalife) Abou Bakr qu’Allaah le bénisse a dit une fois à des gens qui faisaient cette fausse interprétation : "J’ai entendu le Messager d’Allaah bénédiction et salut d’Allaah sur lui dire : Quand les gens voient faire l’injuste sans mettre fin à son injustice, ils ne sont pas loin de subir un châtiment d’Allaah".
Ce verset ne s’applique qu’à ceux qui ont combattu vainement autour d’eux pour que règne la Loi d’Allaah et qui l’ont respectée eux-mêmes. Ceux-là seulement sont dégagés de toute responsabilité pour ce que font les autres ».
« Tu ne guides pas qui tu aimes, mais Allaah guide qui Il veut ».
Alqoraane (Le Coran), sourate 28 (chapitre 28), Alqaças, Le Récit, aayate 56 (verset 56).
Salaah Addine Kachriid (Salah Eddine Kechrid), traduction du Qoraane (Coran), Loubnane (Liban), Bayroute (Beyrouth), éditions Daar Algharb Alislaami, cinquième édition, 1410 (1990), première édition, 1404 (1984), p. 158.
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samedi 1 janvier 2011

IL S’EST PRESCRIT À LUI-MÊME LA MISÉRICORDE

« Et lorsque viennent à toi ceux qui croient à Nos Signes, dis : Paix sur vous ! Votre Maître S’est prescrit à Lui-même la Miséricorde. Quiconque d’entre vous a fait un mal par ignorance puis s’est repenti par la suite et s’est réformé, Il est alors Pardonneur et Miséricordieux ».[1]

[1] “Wa idaa jaa-a-ka alladiina youminouna biaayaatinaa faqoul salaame ‘alaykoum. Kataba rabboukoum ‘alaa nafçih arrahma. Annahou mane ‘amila minkoum souane bijahaala thoumma taaba mine ba’dih wa aslaha fa-annahou ghafour rahiime”.
Alqoraane (Le Coran), sourate 6 (chapitre 6), Alan’aame, Les Bestiaux, aayate 54 (verset 54).
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vendredi 31 décembre 2010

ET LORSQUE VOUS APPELEZ À LA PRIÈRE

« Et lorsque vous appelez à la Prière, ils la prennent comme moquerie et jeu. C’est parce que ce sont des gens qui ne raisonnent pas ».[1]

[1] « Wa idaa naadaytoume ilaa assalaate ittakhadouhaa houzouyyane wa la’ibane. Daalika bi-annahoume qawme laa ya’qiloune ».
Alqoraane (Le Coran), sourate 5 (chapitre 5), Almaa-ida, La Table, Le Festin, aayate 58 (verset 58).
En note de bas de page il est précisé que « dans ce verset 58 se trouve mentionnée cette aversion remarquable qu’ont les ennemis de l’Islaam pour l’appel du muezzin (du mouaddine).
Nous voyons même des gens qui se disent musulmans mais qui, sous pretexte d’avoir reçu un vernis de culture occidentale, ne se croient plus asreints aux obligations sacrées de l’Islaam. Bien plus, ils déposent des plaintes et écrivent des articles dans les journaux pour dénoncer ce bruit qui trouble leur calme olympien.
Le Prophète Mohammad, bénédiction et salut d’Allaah sur lui, nous dit que satan (achchaytaane) se sauve en courant à l’appel du mouaddine. Le Prophète bénédiction et salut d’Allaah sur lui, recommande à celui qui est seul d’appeler à la Prière ».
Salaah Addine Kachriid (Salah Eddine Kechrid), traduction du Qoraane (Coran), Loubnane (Liban), Bayroute (Beyrouth), éditions Daar Algharb Alislaami, cinquième édition, 1410 (1990), première édition, 1404 (1984), p. 148.
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jeudi 30 décembre 2010

LE CHÂTIMENT DOULOUREUX


« Ceux qui ont mécru, s’ils avaient tout ce qui est sur terre et autant encore pour se racheter du châtiment du Jour de la Résurrection, cela ne serait pas accepté d’eux. Et ils auront un châtiment douloureux ».[1]

[1] « Inna alladiina kafarou law anna lahoum maa fii al-ard jammii’ane wa mithlouh ma’ah liyaftadou bih mine ‘adaab yawm alqiyaama, maa touqoubbila minhoume. Wa lahoum ‘adaab aliime ».
Alqoraane (Le Coran), sourate 5 (chapitre 5), Almaa-ida, La Table, Le Festin, aayate 36 (verset 36).
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mercredi 29 décembre 2010

LA VÉRITÉ

« Ce qui t’a été descendu[1] de ton Seigneur est la Vérité, mais la plupart des gens ne croient pas. »[2]

[1] Alqoraane (Le Coran) qui est la continuation, la synthèse et le parachèvement du Message d’Allaah.
[2] Alqoraane (Le Coran), sourate 13 (chapitre 13), Arra’d, Le tonnerre, aayate 1(verset 1).
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mardi 28 décembre 2010

IMPOSTURE

[1]

Allah parle dans Alqoraane qui est la continuation, la synthèse et le parachèvement de Son Message, des imposteurs :
« Parmi les gens il en est qui disent : « Nous avons cru à Allah et au Jour dernier », alors qu’ils ne sont pas croyants.
Ils cherchent à tromper Allah et ceux qui ont cru, mais ne trompent qu’eux-mêmes et ne s’en rendent pas compte.
Il y a dans leurs cœurs une maladie, et Allah leur accroît la maladie. Ils auront un châtiment douloureux, pour avoir menti ».[2]
Comme d’autres « États »[3] qui se réclament de « l’Islam », Le système au Maroc est fondé sur le mensonge, sur l’imposture.
Comme eux, il participe à ce que l’Islam[4] rejette, dénonce, condamne et combat depuis toujours.
Les enlèvements, les séquestrations, les supplices, les éliminations, les bagnes et autres lieux d’enfermement sont une des caractéristiques de ce système des ténèbres dont le bagne de Tazmamarte[5] est un rappel.[6]
Un système immonde, infâme, abject, hideux, féroce, cruel.
Un système de l’injustice, du vice, de l’abîme, du chaos.
Un système du pillage et de la corruption dans tous les domaines.
Un système de meurtres, de massacres, de carnages, de vols, de viols qui soumet des hommes, des femmes et des enfants aux pires tortures, aux pires horreurs.
Un système répugnant, ignoble, abominable.
Un système d’une arrogance et d’une cupidité indescriptibles.
Un système de tous les trafics.
Un système de débauchés.
Un système de traîtres.
Un système qui s’est mis au service du colonialisme, de l’impérialo-sionisme pour se maintenir et continuer la débauche, l’exploitation, l’oppression et autres.
Un système qui, tel un virus, contamine diverses couches des populations et leur transmet les germes de la pourriture et de la putréfaction.
Tazmamarte.
Un village du Sud-Est, non loin de Rich,[7] au pied du jbel[8]tazgzaoute,[9] à mille cinq cents mètres d’altitude, dans le Moyen Atlas.[10] C’est dans ce coin qu’a été installé le bagne.
Bagne attenant à une garnison militaire avec des officiers et des sous-officiers de l’armée française.
Dans cet endroit, et dans plusieurs autres de sinistre réputation, le système a atteint l’innommable.
Des survivants impliqués dans des atteintes au système, ou mêlés, d’une façon ou d’une autre à ces tentatives, ou supposés avoir appris ou vu, même malencontreusement, ce qu’il ne faut pas apprendre ou voir,[11] ont été choisis pour subir des châtiments inimaginables.
Le système s’est emparé d’eux pour les emmurer à Tazmamarte et ailleurs, afin de terroriser ceux qui pourraient être tentés de lui porter atteinte.
À Tazmamarte, de 1973 à 1991, le système a eu recours à la haine qui l’a toujours caractérisé, pour détruire jusqu’au point le plus élémentaire de l’être humain.
Bagne «entouré de montagnes rocheuses. Aux quatre coins de l’enceinte se trouvaient des casemates, des miradors et de puissants projecteurs. L’un des côtés était renforcé de fils barbelés, les sentinelles armées de mitraillettes montaient la garde d’une manière vigilante, elles avaient l’ordre de tirer sans sommations.»[12]
Une lettre[13] écrite par un bagnard en 1989, parvenue en France en 1991 précise :
«La garnison ressemble à l’extérieur[14] aux garnisons d’importance secondaire. Il n’y a rien qui attire l’attention ou soulève la curiosité […]. Un décor habituel et ordinaire, un poste de commandement, un mess pour les soldats, des chambres individuelles pour ces derniers, des garages de réparation de véhicules, des locaux administratifs …
Une seule chose attire l’attention : l’existence d’une unité blindée chargée de renforcer la garde. À l’extrême nord de la garnison, une porte en fer, gardée, dont personne ne pourra approcher à l’exception d’un petit nombre de sous-officiers.
Ouvrons cette porte qui nous conduira à une grande cour vide, où il y a des réduits contenant du matériel abandonné. Une autre porte de fer se trouve juste en face de la première et est sévèrement gardée. Nous allons nous trouver également devant une grande cour rectangulaire couverte de sable, et dissimulée par des murailles de roches. À droite de la porte gardée et à sa gauche, deux bâtiments construits en ligne droite, en béton armé et recouverts d’une toiture de zinc. De l’intérieur de ces deux bâtiments, des voix atteignent les oreilles sous forme d’échos étranges, mélange de cris, de douleur et d’appels désespérés qui disparaissent un instant puis reprennent sans régularité.
Les portes des deux bâtiments ne sont pas gardées directement mais il y a des tours de guet où des gardes surveillent la moindre parcelle de la cour. Entrons dans le premier bâtiment. Au premier pas, tu te retourneras instinctivement à la recherche d’une bouffée d’air. L’odeur de pourriture t’accueille comme un violent coup de poing au nez […]. Les ténèbres opaques couvrent tout ce qui se trouve à l’intérieur. Allume une torche pour voir devant toi un couloir étroit, long et extrêmement sale. Il ressemble très fort à un petit souterrain. Sur les bords sont alignées des portes en fer numérotées […] Chaque numéro représente une cellule de mort lente. Ouvre la première. Elle est vide à l’exception d’une civière et d’une grande torche. La deuxième cellule est vide aussi. Ouvre la troisième. Tu seras glacé de stupeur par la vue d’un corps humain étendu sur une dalle en ciment. En face de la porte, un squelette avec une barbe très longue, touffue, cachant des cheveux longs, sales […], les ongles se sont allongés pour prendre la forme des griffes de ces fauves imaginaires, l’odeur forte, nauséabonde ; l’odeur des déchets humains mélangée à celle des suées de l’angoisse. La vision de la mort nette, mais dans une tentative d’appel, le malheureux te fait savoir qu’il vit[15] ; un état d’agonie : il s’agit d’un prisonnier atteint de paralysie depuis longtemps.
Ouvre une autre cellule. Une momie essaie d’y marcher à quatre pattes pour tenter d’atteindre la porte.
Ouvre cette cellule d’où parvient ce cri. Un spectre humain, couvert de haillons, laissant distinguer des cuisses qui ont perdu toute musculature […]. Délire fiévreux, insensé, qui te montre que le malheureux a perdu toute sa raison. Il est atteint de folie à cause des circonstances infernales […].
Le deuxième bâtiment est vide, à l’exception de six détenus étendus à terre. Les occupants des autres cellules sont déjà morts dans des circonstances odieuses, que satan lui-même refuserait.
Regagne la cour et va au fond, au mur qui se trouve en face des deux bâtiments : le sol est tout à fait plat. Regarde bien les petits repères en ciment qui jalonnent le mur : chaque repère représente un crime odieux, un drame sanglant, un détenu tué au mépris de la loi, de la justice, dans le secret total.
[…]. Un froid vif s’installe tout au long de l’automne et de l’hiver. La chaleur suffocante s’installe tout l’été [..]. La cellule est une sorte de boîte étroite, sans lumière, très sale, elle se transforme par temps froid en un terrible réfrigérateur et, en été, elle devient une fournaise. Elle a 2,50 m de côté. Elle contient un w.c sans chasse, au dessus duquel se trouvent trois petites étagères horizontales. Entre celle-ci, le mur est percé de quelques trous donnant sur le couloir que je t’ai déjà présenté. Ils tiennent lieu, si je peux dire, de fenêtre pour le prisonnier.
En face de la porte, il y a une dalle en ciment, attenante au mur, que le détenu utilise en guise de lit. Au plafond, là aussi une toute petite percée qui permet à un mince et vague filet de lumière de pénétrer, et qui trace sur le sol de la cellule un cercle pâle, d’une vingtaine de centimètres de diamètre, à peine perceptible.
L’équipement : un récipient […], un plat, un verre, le tout en plastique.
L’alimentation : le matin, une tasse de café de mauvaise qualité et peu sucré. À midi, une louche de fèves fourragères ou de poids chiches rongés par la vermine. Le soir, une louche de vermicelle bouilli dans l’eau salée, avec une toute petite quantité de graisse sale.
Avec tout cela, un demi-pain pour toute la journée, et pour toute la journée également, cinq litres d’eau pour boire, se laver et aller aux toilettes. Quand à la viande, les prisonniers recevaient, dans les premières années, un morceau par jour […].
Les soins : inexistants, je pourrais même dire qu’ils sont comme des interdits rituels.
Les couvertures : deux couvertures déchirées, sales, dont l’une sert en fait de matelas. Cela tout au long de l’année. C’est la première cause de décès parmi les condamnés, malgré leur bonne santé de départ […].
L’habillement : au début, les prisonniers ne purent se changer qu’après l’usure complète de leur première tenue, ce qui découvrait les endroits intimes de la manière la plus flagrante. Après ces premières années, les détenus ont commencé à recevoir, tous les deux ans, une chemise, un pantalon et une couverture. Quant aux chaussures, une nouvelle paire est accordée tous les quatre ans. Tous les prisonniers passèrent les premières années pieds nus.
Les gardiens : […] ni indulgence ni pitié[16]. Criminels de nature, imaginant avec enthousiasme des méthodes de torture toujours plus raffinées […].
Le directeur : c’est un géant du mal, satan en personne ».[17]
Un survivant du bagne raconte :
«En multipliant les contorsions[18], nous avons pu deviner deux grands blocs d’une cinquantaine de mètres de longueur, dans le prolongement l’un de l’autre. Les deux bâtiments devaient faire dix mètres de largeur et quatre de hauteur. Un mur d’enceinte de six mètres de haut avec des guérites aux quatre coins semblait rendre impossible toute échappée ou évasion. La cour, mélange de terra battue, de rocaille et de sable, présentait une inclinaison assez forte, et le bloc 1 dominait assez nettement le bloc 2. […].
De nos corps crasseux émanait une odeur de charogne qui s’ajoutait à celle tout aussi infâme de nos toilettes bouchées. Nous souffrions plus souvent de diarrhée en été qu’en hiver. Nous sentions plus mauvais qu’une benne à ordure. Tout cela était parfaitement dégradant. Un nombre considérable de bestioles, mouches, moustiques, cafards, punaises, scorpions se mettaient à pulluler dans les deux bâtiments, n’épargnant aucune cellule. Les insectes n’étaient pas les seuls à profiter de l’aubaine puisque nous recevions la visite de serpents et de rats qu’aucune porte n’a jamais arrêtés. […].
Avec la faim qui nous taraudait sans cesse, notre santé physique et mentale resta pendant plus de dix huit ans au centre de nos préoccupations. […]. Dès les premiers mois, nous multipliâmes les infections intestinales puis l’hiver venu, les grippes, angines, laryngites et autres bronchites qui déclenchaient en nous des fièvres de cheval. […]. Cries et abcès ne tardèrent pas à apparaître entraînant d’horribles souffrances […]. Les céphalées sous toutes leurs formes, les atteintes oculaires, conjonctivites, irritations, la perte de l’odorat, les rhumatismes, les torticolis constituaient une monnaie courante de maux et aucun rayon de soleil ne redonna un peu de vie à nos muscles atrophiés ou à nos peaux anémiées. Nous avons presque tous souffert du gonflement ou de l’inflammation des parties génitales et notamment des testicules. Les bourdonnements ou les sifflements d’oreille […] formaient un autre cauchemar […]. Les maladies de peaux provoquées par notre état de crasse les piqûres d’insectes ou diverses allergies tenaient également le haut du pavé […]. La punaise se révéla vite un ennemi implacable avec laquelle il était impossible de cohabiter. Elle nous suçait le peu de sang qui nous restait et nous empêchait de dormir […]. Notre pitance[19]était indigeste, il nous arrivait de confondre une aile de cafard avec un petit os et de nous en réjouir, convaincus que nous avions récupéré un peu de viande…les cancrelats véhiculant de nombreuses maladies, elles ne nous épargnèrent certainement pas […].
Pendant les premières années, nos cheveux tombaient sur nos épaules, et nos barbes couvraient le haut de nos poitrines. Nos moustaches nous empêchaient de manger et l’absence de ciseaux ou de rasoirs même primitifs nous angoissait presque».[20]
Un autre rescapé précise :
«Les gardes m’enlevèrent avec rapidité et dextérité cagoule, bandeau, menottes et me poussèrent de l’avant. J’eus l’impression de plonger, le découvrant devant moi, dans un noir nauséabond. Je fis trois pas et m’immobilisai, étouffé, glacé de terreur. Il me semblait faire mon entrée brutale dans la mort. La porte claqua dans mon dos avec un bruit métallique se répercutant comme dans un tunnel.
Je venais d’être enfermé dans ma tombe en béton. […]. Le silence était absolu comme ce noir qui m’enveloppait […]. Les ténèbres dans lesquelles je me tenais debout […] étaient si opaques et si profondes qu’elles en paraissaient palpables […].
Je m’astreignis à prendre possession de ma nouvelle demeure obscure, et à en assimiler l’horrible puanteur […]. Je voulais en faire un prolongement de mon corps afin de pouvoir me déplacer dans son noir tombal, sans crainte d’en cogner les murs ou de me faire quelque entorse désastreuse pour mes mouvements […]. Je fis connaissance avec un infect trou, en retrait de la porte. Repéré t de mon pied, je le situai en me mettant à genoux et en tâtonnant avec mes doigts sur un gros bourrelet de matières desséchées et entourant de mes mains affolées, l’immonde couronne. En ces instants de violent dégoût, j’aurai eu tant de joie à en ceindre le chef de celui qui nous avait envoyés dans cette pourriture. Nauséabond trou de vingt centimètres de diamètres, ces latrines étaient destinées à absorber notre substance et nos vies […]. Une rugueuse dalle en béton brut, collée au mur du fond, sur laquelle je m’assis, complétait l’aménagement de ma tombe de deux mètres sur deux».[21]
Un survivant témoigne :
«Nous croupissions au milieu de nos déjections, dans une puanteur infâme qui imprégnait les murs, recouverts d’une couche de crasse qui s’épaississait d’année en année, grelottant l’hiver, suffoquant l’été dans des loques pourries dont l’odeur soulevait le cœur des gardes qui s’empressaient, chaque fois qu’ils déposaient la nourriture à l’entrée de nos cellules, de refermer la porte pour ne pas vomir. Nous nous levions pour aller pisser et chier au dessus du trou qui servait de toilettes et qui finit par déborder, nous retournions nous asseoir sur la dalle, nous nous levions encore pour aller jusqu’à la porte lorsque les gardes traînaient par les chevilles, dans le couloir envahi de crapauds, un prisonnier qui venait de crever. Avant d’enterrer le corps à l’extérieur de notre bâtiment, de le recouvrir de chaux, ils nous jetaient ses hardes. Ceux qui allaient mourir les suppliaient de le faire. Car le froid était vif, l’hiver, que nous enroulions en turban autour de nos têtes ces tissus puants pour protéger nos oreilles.
On nous avait donné des sandales taillées dans de vieux pneus. Elles ne durèrent pas longtemps. Aussi étions-nous pieds nus. Nous entourions de chiffons nos pieds dont les ongles poussaient les uns sur les autres, s’incrustant dans notre chair. Nous pouvions limer les ongles de nos mains contre les aspérités du mur. Pour les orteils, c’était plus difficile. Quant à nos cheveux, nous les coupions avec des morceaux de métal. […] .
Les gardes, tous sous-officiers et commandés par un adjudant-chef, ne pénètrent dans les bâtiments que trois fois par jour : le matin, à midi et le soir. Dans ces moments-là, tous les six mètres et demi, des ampoules électriques éclairent le couloir. En partant, les gardes éteignent. Le sort des prisonniers ne les concerne pas. Ils les laissent hurler, crier appeler, parler. L’indescriptible chahut qui règne en permanence dans les bâtiments, les voix des hommes qui s’interpellent, leurs insultes contre le roi, leurs malédictions, rien de tout cela n’est entendu à l’extérieur. […]. Rendus fous par l’obscurité, le bruit, le désespoir, les hommes râlent et s’éteignent. Lorsqu’un garde, le matin, trouve un cadavre dans une cellule, il l’emmène sans cérémonie. C’est son métier, son «travail».
[…]. Souvent, le découragement nous étreint, nous accable. Certains, comme Bayazid[22], plus religieux que nous, se tournent vers Dieu.[23]La religion a toujours été présente à Tazmamart, à des degrés divers. Ceux qui meurent n’ont droit à aucun service, aucune cérémonie. On les enterre comme des carcasses d’animaux, le plus rapidement possible. Les détenus se chargent de leur rendre hommage, sous l’oeil indifférent des gardes. Quand on emmène un mort, nous l’accompagnons par la pensée en récitant des prières. Les sourates du Coran[24]retentissent alors dans les cellules, […]. Pour Bayazid comme pour d’autres, la lecture du Coran qu’il connaissait par cœur fut la nourriture céleste qui l’aida à supporter les tristes et odieuses conditions terrestres qui nous étaient imposées. Sauver son âme, la purifier devint l’essentiel. Il ne cessait de réciter à voix haute les nombreuses sourates qu’il avait apprises dans sa jeunesse. Il était convaincu que le miracle se produirait un jour ou l’autre. […]. Sa force de conviction irradiait le cœur de chacun de nous tous. Son assurance et son abandon à Dieu le rendaient invincible. Il répétait : «l’heure viendra ; on ne peut pas en douter. Dieu ranimera les cendres dans le tombeau.» […]. L’Eternel l’avait choisi pour ensemencer en lui la force qui lui permit de se surpasser, de supporter la dureté avec laquelle on nous traitait.
L’histoire de Job[25]revenait souvent à la mémoire de mon frère. Eprouvé par toutes sortes de malheurs, Job[26]conserva sa foi en un Dieu de bonté et de clémence. Comme lui, Bayazid acceptait son destin et le nôtre avec la résignation mais aussi la confiance de ceux qui croient, qui ne se soumettent qu’à la volonté divine mais de façon positive. […]. Sa foi le soutint jusqu’au bout. Jamais il ne se laissa aller à l’abattement et au découragement.»[27]
En 1991, le système criminel s’est trouvé obligé d’obéir aux ordres de ses employeurs, et de reconnaître l’existence du bagne de Tazmamarte, en faisant sortir les bagnards survivants.
Avant de laisser paraître les rescapés, le système de l’horreur a pris le temps et les moyens de les «retaper» pour qu’ils soient visibles. Il ne fallait pas heurter la «sensibilité» des citoyens de ses patrons, habitués aux «interventions des cellules psychologiques», pour les aider à supporter la vue de certaines images.
Parmi les opposants,[28] certains se sont lancés dans les pratiques du système,[29] ont rejoint ceux qui ont usé et usent de verbiages stériles, de phraséologies creuses, de discours lamentables, de dialectiques minables pour cultiver le faux, continuer d’entretenir l’injustice et l’imposture.
Les mises en scène du système, ses instrumentalisations, ses falsifications, ses mensonges, ses perfidies, ses tromperies et autres, ne parviendront pas cependant à éliminer la Résistance des croyants et des croyantes.[30]
« Par Ton Seigneur, Nous les interrogerons tous sur ce qu’ils faisaient ».[31]
« Et ne dites pas de ceux qui sont tués dans le chemin d’Allah[32] qu’ils sont morts. Ils sont plutôt vivants, mais vous ne le sentez point. »[33]


BOUAZZA



[1] « Et ne crois pas qu’Allah soit inattentif à ce que font les injustes. Il ne fait que les retarder pour un jour où les regards se figeront ».
Alqoraane (Le Coran), sourate 14 (chapitre 14), Ibrahime (le « r » roulé), Abraham, ayate 42 (verset 42).
[2] Alqoraane (Le Coran), sourate 2 (chapitre 2), Albaqara (le « r » roulé), La Vache, aayate 8 à aayate 10 (verset 8 à verset 10).
[3] Les croyants et les croyantes savent que ces « États » n’ont rien à voir avec l’Islaam, et que les individus placés à leur tête sont des imposteurs.
[4] L’Islaam depuis Aadame (Adam) sur lui la bénédiction et la paix, consiste à faire de son mieux pour Adorer Allaah, comme Allaah le demande.
[5] Ce terme désigne le village auprès duquel le bagne a été implanté.
En langue berbère, le terme s’utilise aussi pour parler d’une bête ou d’une personne chétives.
[6] « Et rappelle, car le rappel sert les croyants ».
Alqoraane (Le Coran), sourate 51 (chapitre 51), sourate Addaariyaate (le « r » roulé), aayate 55 (verset 55).
[7] Le terme qui désigne ce lieu signifie aussi en langue arabe, des plumes (Rrich, « r » roulé).
[8] Jbl ou jabal, veut dire mont ou montagne en langue arabe.
[9] Ce terme désigne la couleur verte en langue berbère.
[10] Région qui fait partie d’un ensemble montagneux (Haut Atlas, Petit Atlas, la chaîne du Rif).
[11] Une nuit, un soldat en faction à l’entrée du palais, a vu une des filles du roi sous l’effet de l’alcool et de stupéfiants Elle ne se souvenait pas du « mot de passe» exigé selon les instructions indiscutables du roi lui-même, de toute personne de la famille, ayant accès au palais. Le soldat, appliquant les consignes, lui a refusé l’accès au palais, auquel elle a pu tout de même accéder. Parce qu’il ne devait pas voir la fille du roi sous l’effet de l’alcool et de stupéfiants, Le militaire a été arrêté et envoyé au bagne de Tazmamarte où il est décédé. Il a eu la force de raconter cette histoire aux bagnards. Parmi les survivants, certains l’ont rapporté.
[12] Mohammed Raïssi. De Skhirat à Tazmamart. Retour du bout de l’enfer, Casablanca, Éditions Afrique-Orient. . 2002, p.150-151.
[13] Les bagnards étaient dans un lieu qui exclut les visites, l’échange de correspondance, l’écriture, la lecture…etc. Mais des contacts avec l’extérieur ont pu être établis.
[14] Les descriptions concernant l’extérieur ont été recueillies grâce aux informations données par les gardiens.
[15] Au bagne, les vers se nourrissent de corps de bagnards qui ne sont pas encore décédés.
[16] Certains ont pu cependant établir pour des bagnards des contacts avec l’extérieur et introduire des choses au bagne.
[17] Christine Daure-Serfaty, Tazmamart. Une prison de la mort au Maroc, Paris, Éditions Stock, 1992, p. 212 à 216, 223 à 226, 228.
[18] Les bagnards arrivaient menottés et les yeux bandés.
[19] Les bagnards mangeaient, chacun dans sa cellule sans lumière. Ils n’avaient aucun moment pour se retrouver entre eux hors de la cellule. Pas de parloir. Pas de promenade. Pas de bain. Les gardiens ne restaient pas dans le couloir.
[20] Ahmed Marzouki, Tazmamart. Cellule 10. Paris, Éditions Paris-Méditerranée, 2000, et Tarik Éditions, 2000, Casablanca. p. 65. 105. 106.107. 109.
[21] Midhat René Bourequat, Mort vivant. Témoignage. Rabat 1973-Paris1992, Paris, Éditions Pygmalion/Gérard Watelet, 2000, p. 181.182.187.188.
[22] C’est le frère de Midhat René et de Ali Bourequat. Les trois frères ont survécu au bagne de Tazmamarte.
[23] Allaah.
[24] Alqoraane (le « r » roulé).
[25] Le Prophète Ayyoub, sur lui la bénédiction et la paix.
[26] Sur lui la bénédiction et la paix.
[27] Ali Bourequat, Dix huit ans de solitude. Tazmamart, Paris, Éditions Michel Lafon, 1993, p. 192.197.200.211.212.
[28] Pas seulement les survivants des bagnes et autres lieux d’enfermement.
[29] Injustice, trahison, usurpation, pillage, vol, usage de faux, corruption, mensonges, tromperies, tricheries, fraudes, agressions, trafics en tous genres et autres.
[30] Almouminoune wa almouminaate.
[31] Alqoraane (Le Coran), sourate 15 (chapitre 15), Alhijr, aayate 92 et aayate 93 (verset 92 et verset 93).
[32] Dans le sentier d’Allaah, pour la cause d’Allaah, pour le Message d’Allaah.
[33] Alqoraane (Le Coran), sourate 2 (chapitre 2), Albaqara (La Vache), aayate 154 (verset 154).
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lundi 27 décembre 2010

ALLAH L’UNIQUE

« Nous[1] t’avons inspiré comme Nous avons inspiré Nouh[2] et les Prophètes après lui. Et Nous avons inspiré Ibrahim[3] et Isma’il[4] et Ishaq[5] et Ya’qoub[6] et les tribus[7] et ‘Iça[8] et Ayyoub[9] et Youns[10] et Haroune[11] et Soulaymane.[12]Et Nous avons donné Azzabour[13] à Daoud.[14] Et des Messagers dont Nous t’avons raconté l’histoire auparavant et des Messagers dont Nous ne t’avons pas raconté l’histoire. Et Allah a parlé à Mouça[15] de vive voix.[16] Des Messagers porteurs de bonne nouvelle et d’avertissement pour que les gens n’aient pas d’argument devant Allah après les Messagers. Et Allah est Puissant et Sage. »[17]

[1] Allaah s’adresse à Mohammad, l’ultime Prophète et Messager sur lui la bénédiction et la paix.
[2] Noé sur lui la bénédiction et la paix.
[3] Ibraahiime (le « r » roulé), Abraham sur lui la bénédiction et la paix.
[4] Ismaa’iil, Ismaël sur lui la bénédiction et la paix.
[5] Ishaaq, Isaac sur lui la bénédiction et la paix.
[6] Ya’qoub, Jacob sur lui la bénédiction et la paix.
[7] Les douze fils de Jacob sur lui la bénédiction et la paix, dont chacun a formé une tribu.
[8] ‘Iiçaa, Jésus sur lui la bénédiction et la paix.
[9] Job sur lui la bénédiction et la paix.
[10] Jonas sur lui la bénédiction et la paix.
[11] Haaroun (le « r » roulé), Aaron, sur lui la bénédiction et la paix.
[12] Soulaymaane, Salomon sur lui la bénédiction et la paix.
[13] Psautier.
[14] Daaoud, David sur lui la bénédiction et la paix.
[15] Mouçaa, Moïse sur lui la bénédiction et la paix.
[16] Taklimane, takliimane.
[17] Alqoraane (Le Coran), sourate 4 (chapitre 4), Anniçaa-e, Les Femmes, aayate 163 à aayate 165 (verset 163 au verset 165).
Alqoraane est la continuation, la synthèse et le parachèvement du Message d’Allaah.
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dimanche 26 décembre 2010

N’INVOQUE QUE LUI

« Et n’invoque nul autre Ilah[1] qu’Allah. Il n’y a d’autre Ilah que Lui. Toute chose est périssable sauf Son Visage.[2] À Lui appartient le Jugement et à Lui vous serez ramenés ».[3]



[1] Divinité, Dieu.
[2] Sauf Allaah.
[3] Alqoraane (le Coran), sourate 28 (chapitre 28), Alqaças, Le Récit, aayate 88 (verset 88).
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samedi 25 décembre 2010

ATTENDRE QUOI ?




Le « site » précise qu’il est « né du constat de la sous représentation de la femme musulmane au sein du paysage médiatique français et en particulier celui du magazine » et que « fort de ce postulat, la nécessité de créer un support au sein duquel la femme musulmane puisse s’identifier, trouver écho à ses préoccupations et faire état des problématiques qui lui sont propres s’est faite clairement jour ».
Il « s’adresse à toutes les femmes, au-delà des clivages confessionnels, culturels ou sociaux ».
Certains de mes commentaires y sont.[1]
En général courts et se rapportant à l’Islam.
Dernièrement,[2] sur le thème du « coaching », dans un écrit intitulé « Ne pas remettre à plus tard ce qui peut être fait le jour même », une « coach certifiée » a dénoncé « la procrastination »[3] en soulignant qu’il « est important de la dépasser pour sortir d’une habitude qui peut nous enfermer dans notre propre prison ».
J’ai envoyé le commentaire suivant :[4]
« Assalam 'alaykoum.
Ne plus remettre à plus tard ce qui peut être fait sans attendre, c'est d'abord accomplir ce qui nous met sur la Route de la Foi.
L'Islam consiste à faire de son mieux pour Adorer[5] Allah, comme Allah le demande.
Comment une personne peut-elle se dire musulmane sans accomplir ce qui est demandé par Allah ?
Comment une personne peut-elle se dire musulmane et attendre "plus tard" pour pratiquer ce que Allah demande?
Les personnes originaires de pays dits "musulmans" s'estiment musulmanes parce que le pays d'origine est ainsi désigné.
"Les gens dorment et lorsqu'ils meurent, ils se réveillent".[6]
Qu'Allaah nous éclaire et nous guide ».[7]



BOUAZZA




[1] Lorsque les commentaires franchissent le blocus de la censure, les intervenants peuvent les lire le lendemain en général.
Mon texte intitulé « "Blanc" et "Noir" » n’a pas franchi le blocus de la censure.
La "rédaction" a estimé que l’usage fait par moi des termes "blanc" et "noir" pouvait entraîner des poursuites judiciaires contre le site !
En fait la censure n’admettait pas que mon texte dénonce le représentant de l’impérialo-sionisme, Barack Obama, le "noir" installé à la maison "blanche".
Sur d’autres sites, beaucoup de mes commentaires n’ont pas franchi le blocus de la censure.
[2] Le 20/12/2010.
[3] Remettre à plus tard ce qui peut être fait le jour même.
[4] Que les intervenants ont pu lire le lendemain.
[5] L’Adoration signifie Al’ibaada.
[6] « Annaaçe niaame wa idaa maatou istayqadou ».
Hadite (hadith) attribué à Mohammad, l’ultime Prophète et Messager sur lui la bénédiction et la paix.
[7] Voir :
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vendredi 24 décembre 2010

LEUR RAKECH



Dans un bar[1] non loin de la mosquée « Koutoubia »,[2] deux consommateurs connus[3] commandent un autre whisky[4] et continuent leurs échanges :
─ Lorsque nous avons pénétré cette contrée pour faire bénéficier ces ignorants de notre civilisation, ils se sont attaqués à nos soldats menés ici par le colonel Mangin.[5]
Nous nous sommes défendus, nous avons vaincu les xénophobes, les fanatiques, les terroristes, les assassins, les primitifs incultes et nous avons fait le Maroc.
─ Quand je pense que des descendants de ce ramassis sont en métropole et veulent être traités comme nous autres, j’ai des envies de meurtres.
─ T’inquiète, ils resteront toujours des indigènes qui auront besoin du maître[6] que nous sommes ici et là-bas.
À une table avoisinante, deux femelles dont une en short moulant, chemisette échancrée offrant des seins « libérés »,[7] attendent d’être servies, s’impatientent parce que Mohammad tarde à le faire et l’une déblatère en caressant la cuisse[8] de sa compagne :
─ La musulmane que j’employais lorsque j’étais en métropole, refusait de retirer le voile islamique et acceptait cette aliénation !
─ Moi elle ne le mettait pas précise l’autre en robe courte, ne portant pas de culotte afin de ne pas irriter son vagin.
Les deux femelles apprécient ce pays dit « musulman » où avec d’autres,[9] elles[10] aiment se mélanger à des autochtones pour le plaisir cul-inaire, surtout épicé.[11]
Les deux consommateurs connus reprennent encore un whisky et continuent de bavarder :
─ Elles refusent d’enlever leur voile[12] en métropole alors qu’ici, elles enlèvent tout et te font de ces trucs inimaginables !
─ Et il n’y a pas que les filles qui s’y connaissent ![13]
Les femelles sont servies : deux bières glacées, deux sandwichs au jambon et deux paquets de cigarettes.
Mohammad demande pardon d’avoir tardé car il était obligé d’aller chercher assez loin la marque des cigarettes, pas facile à trouver.
Lui sait que ce n’est pas « sa rakech ».
Les serviteurs locaux de l’impérialo-sionisme, comme dans les autres pays dits « musulmans », ont toute latitude pour continuer à exercer leurs horreurs contre les indigènes et sont tenus de reprendre les grandes lignes de leurs employeurs sur « lisse lamisme, la dimoucraçi, la moudirniti i la moundializaçioune ».[14]


BOUAZZA


[1] Pas celui du palace où sont accueillis des voleurs, des usurpateurs, des fraudeurs, des truands, des mafieux, des faussaires, des proxénètes, des trafiquants de tous bords, des imposteurs et autres malfaisants des « grandes puissances ».
Après les ébats habituels et les drogues qui vont avec, un « jury littéraire » concocté par une « grande puissance » délivre « un prix contre l’islamisme » à un « indigène » assez « ifouloui i coul-tifi » (évolué et cul-tivé) !
Des « personnalités » de gauche, du centre de droite et autres des « grandes puissances » se « ressourcent » et « réfléchissent » à l’éradication de « l’islamisme » !
Des « représentants » de divers pays, des « congressistes », des « artistes » des « grandes puissances », toutes tendances confondues, se concertent contre « l’islamisme » !
Dans divers palaces, résidences et autres, des dévoyés, pervers et pourris de pays dits « musulmans », qui dégoulignent d’argent sale, de vice, de trahison et de puanteur viennent depuis longtemps, contribuer à conserver au Maroc corrompu sa place de bordel où le débauché est roi !
[2]Alkoutbia, (de koutoub, livres, kitaab au singulier) autrefois avoisinant le quartier des marchands de manuscrits disparu depuis.
Construite sous les Almoravides (Almouraabitoune) au 12ème siècle selon le calendrier dit Grégorien, elle a été profondément transformée sous les Almohades (Almouwahhidoune).
La « Giralda » de Séville en Espagne a été construite d’après le modèle de la « Koutoubia ».
[3] Pour leur pédérastie.
C’est une pratique courante au Maroc et dans les autre pays dits « musulmans ».
[4] Au Maroc et dans les autres pays dits « musulmans », la consommation d’alcool, particulièrement celle du whisky et de la vodka, est en augmentation constante.
[5] Il veut parler des massacres perpétrés par la soldatesque colonialiste de la France en 1912 (selon le calendrier dit Grégorien) contre les populations Résistantes du Sud.
Se reporter à mon texte intitulé « Ainsi parle un Musulman de France né au Maroc », 1992, p. 47 à 49.
[6] Quand il parle de la ville où il s’est installé avec beaucoup d’autres, il dit « ma rakech » (Marrakech).
Son compagnon aussi, et les autres également.
[7] Se reporter à mon texte intitulé « rupture de jeûne ».
[8] Le lesbianisme (l’homosexualité féminine) est un phénomène très répandu au Maroc et dans les autres pays dits « musulmans ».
[9] Et qu’elles considèrent comme une annexe de la métropole.
[10] D’autres reprennent « racine » dans d’autres régions de cette annexe de la métropole et sont aussi « enthousiastes ».
[11] Elles aiment manger et pisser précisent-elles.
[12] Le foulard que mettent les croyantes.
[13] La pédophilie est très répandue au Maroc et dans les autres pays dits « musulmans ».
[14] « L’islamisme, la démocratie, la modernité et la mondialisation ».
Voir :
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http://ici-bas-et-au-dela.blogspot.com

PAS DE CHANGEMENT À LA CRÉATION D’ALLAH

« Oriente-toi vers la religion en monothéiste. Telle est la nature conformément à laquelle Allah a créé les humains. Pas de changement à la création d’Allah. Voilà la religion[1] correcte, mais la plupart des gens ne savent pas. »[2]

[1] Addiine.
[2] Alqoraane (le Coran), sourate 30 (chapitre 30), Arroum (les « r » roulés), Les byzantins, aayate30 (verset30).
Voir :
http://raho.over-blog.com
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